Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 11, 1922.djvu/249

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Scène III


MARTHE, JALLIGNY


JALLIGNY.

C’est aussi faire revivre les autres… Vous êtes seule ?


MARTHE.

Rigoureusement.


JALLIGNY.

C’est-à-dire qu’il est sorti ?


MARTHE.

C’est-à-dire qu’il est en train d’inaugurer le grand Ravelaud, à Melun.


JALLIGNY.

Impayable ! Il m’avait prié hier de me rendre exactement ici à deux heures et demie au sujet d’une console de Jacob qui se trouve actuellement au château de Malloire, et…


MARTHE.

Il a remplacé au pied levé un collègue malade… On l’a prévenu hier soir, très tard.


JALLIGNY.

Tant pis !… Ou tant mieux, puisque je vous trouve chez lui ! On est des amis de longue date, hein, ma petite Dellières ? Si jeune que vous soyez, il y a bien, ma foi, une douzaine d’années que nous nous connaissons.