Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 11, 1922.djvu/284

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MARTHE.

Mon rôle pour la matinée de gala de l’Opéra-Comique. Je n’arrive pas à me le mettre dans la tête… (Elle s’empresse, maternelle plus même que de coutume.) Enlève ton pardessus… Tu avais bien ton foulard ?… Ah ! oui, il est dans la poche… mais l’as-tu mis ?… Avec ces différences de température !…


BARNAC.

Il est venu beaucoup de monde ?

(En dissimulant son visage, il va à son bureau.)

MARTHE.

Au fait, tu es tellement distrait que tu avais oublié de décommander Carlos et sa partition. Il est aussi venu, cet idiot de Jalligny…


BARNAC.

Tiens, oui ?… Alors ils sont venus ?


MARTHE.

Tu ne m’écoutes donc pas ?

(Elle rit.)

BARNAC, (levant la tête.)

C’est vrai ! Il faut m’excuser. Je suis un peu abruti.


MARTHE.

Tu as l’air extrêmement fatigué, en effet.


BARNAC.

On le serait à moins !… Mais figure-toi qu’en plus j’ai travaillé et même très bien travaillé dans le train !