Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 11, 1922.djvu/307

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rhume va me condamner pour un bout de temps au cru minéral et au looch, que je remets en faveur… Connaissez-vous le looch, Mademoiselle ?


MABELLA.

Looch, il me semble que je connais ça… C’est un mot anglais ?…


BARNAC, (souriant.)

Vous voulez dire look out probablement… Mais ça n’est pas tout à fait la même chose… Ceci est une espèce de lait d’amandes. Mon barman s’appelle Leclerq et il est pharmacien au coin de la rue.


MABELLA, (regardant la fiole.)

On dirait un biberon sans tétine.


GUÉRIN.

Laissez donc toutes ces sales drogues !… Quand on est vert comme lui !… À quatre-vingts ans il vous sifflera une bonne bouteille de chablis pour se débarrasser d’un coryza !


GENIUS, (frappant sur l’épaule de Guérin.)

Il est étonnant, notre cher agent général… Puisqu’on se donne du cher, allons-y !… Sacré Guérin !… Les affaires et la table…


GUÉRIN, (clignant de l’œil.)

Et les petites poules.


BARNAC.

Il y a ça aussi… Tous les samedis, hein ?… Rue Labruyère ?…


GUÉRIN.

Mais oui, mais oui… tous les samedis… (Mon-