Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 11, 1922.djvu/316

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BARNAC.

Eh bien, qu’à cela ne tienne, nymphe émue !… Passons dans mon cabinet, vous et moi…


MABELLA.

J’aime mieux ça !


GUÉRIN.

Vous n’aurez pas froid, Barnac ?…


BARNAC.

Du tout… (À Mabella.) Si vous vous évanouissez d’émotion, il y a des sels, du vinaigre… tout ce qu’il faut pour les dames…

(Ils sortent.)


Scène II


GUÉRIN, GENIUS


GUÉRIN, (clignant de l’œil.)

Eh ! eh ! Il n’aura pas froid aux yeux en tout cas…


GENIUS, (s’asseyant sur le bord du lit.)

Vous êtes le dévouement en personne, mon cher Guérin ! Ses affaires, vous les connaissez, mais le fait que vous essayez de le distraire en lui amenant, comme au roi Saül, en pure perte, de fraîches petites filles, prouve surabondamment que ses affaires de cœur vous sont moins familières !


GUÉRIN, (clignant de l’œil.)

Avec ça !… Je suis au courant de tout… Rien de sa vie ne m’est caché… Théâtre-Français ?… Jeanne Marel ?… Allons, allons… je ne suis pas