Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 11, 1922.djvu/320

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MADEMOISELLE MOREL.

Potinez… J’en suis avide !


GUÉRIN.

Taisez-vous, cré chameau !… Le voilà… je l’entends tousser dans mon dos…

(Reviennent Barnac et Mabella.)


Scène IV


Les Mêmes, BARNAC, MABELLA


BARNAC.

On vous laisse deux : on vous retrouve trois, comme en amour… (Mademoiselle Morel lui baise la main.) Les rôles renversés… C’est elle qui me baise la main maintenant.


MADEMOISELLE MOREL.

La dévotion qu’on vous doit.


BARNAC.

Il me semble tout à coup que je suis Monseigneur de Cabriac. Soyez bénie, chère paroissienne… Mais je vous réponds à ma manière et puisque vous m’embrassez le dos de la cuiller, il convient que j’embrasse l’intérieur de la vôtre… Excusez la vulgarité du style, le sentiment y est.

(Il lui baise la main.)

MADEMOISELLE MOREL.

C’est un bonjour et un au revoir… Je reviendrai dans dix minutes, mais on m’a convoquée aux Français…