Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 11, 1922.djvu/361

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avec un mouvement d’impatience qui n’échappe pas à Barnac.) Oh ! oh !…


SERGYLL, (qui s’était levé, se retourne vers Barnac et se dominant.)

Je vous demande pardon de ce mouvement… Je n’ai pas le droit d’une impatience ni d’appeler humiliation ce qui ne doit être que… gratitude.


BARNAC.

De toute évidence, vous vous demandez, Monsieur, et avec une angoisse marquée, quelle va être ma prime dans tout cela… Il y en a une, vous ne vous trompez qu’à demi… Je vais vous demander en retour quelque chose d’important, de très important…


SERGYLL, (de plus en plus pâle.)

Mais, Monsieur…

(Marthe qui regardait, indifférente à la scène, les murs, les meubles avec une émotion solitaire, se rapproche, surprise.)

BARNAC, (après un sourire.)

Rassurez-vous, vous n’avez pas signé un papier qui impose à l’une des parties le poids de la reconnaissance en accordant à l’autre certains bénéfices déplaisants… Rassurez-vous, je ne suis pas l’homme de ces combinaisons.


SERGYLL.

Je n’en ai pas douté un seul instant… Alors ? Je vous écoute, maître, respectueusement.

(Marthe s’est assise sur le fauteuil près de la cheminée, Barnac, debout, entre eux, les a bien tous deux dans le champ de son regard.)