Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 3, 1922.djvu/165

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DEUXIÈME MARCHANDE.

Des œufs… du bon kacha… du laitage…


UN PRISONNIER, dans le fond à une marchande.

Cinq kopecks, ce poisson pourri ?


PREMIÈRE MARCHANDE.

Pourri ce poisson ?… Ça nagerait encore dans la casserole.


LE PRISONNIER, tendant son pot.

Pour voir.

(Vociférations.)

UN OFFICIER.

Dépêchez-vous, les marchandes.


UN VIEILLARD, se déchaussant sur le devant de la scène.

Je n’en puis plus… Vingt heures depuis Tomsk.


UNE VIEILLE FEMME, allumant du feu.

L’étape va durer trois heures. On va pouvoir se reposer… Dors, pauvre vieux.


NOWODOROFF.

Oui, nous en avons bien pour deux ou trois heures, nous n’arriverons à la grande halte que vers la nuit.


UNE JEUNE FEMME, parlant du hangar.

Hé ! la mère aux poux… tu devrais en profiter pour te nettoyer… Ça nous soulagerait…


MARIA PALOWNA, s'approchant d’un homme, jeune encore, étendu dans les couvertures.

Tu as froid, Krilitzof ?