Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 4, 1922.djvu/47

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Bovary à la manque… Voilà ce que nous envoient les départements !


SUZANNE.

Il doit y avoir autre chose… Je suis ahurie, j’avoue…


ROGER.

C’est une vicieuse.


SUZANNE.

Je ne crois pas… Elle ne me fait pas l’effet d’une compliquée, cette petite.


ROGER.

Mais le vice a une réputation de complication tout à fait usurpée… Au contraire, le vice, c’est l’amour simplifié.


SUZANNE.

Voilà qui demande des explications. Ce n’est pas clair.


ROGER.

Je te les donnerai, mais pas maintenant. C’est comme l’algèbre, ça paraît compliqué et ce n’est qu’une méthode de simplification, pourtant… D’ailleurs, elle a des yeux cernés, ta jeune amie, qui ne trompent pas…


SUZANNE.

C’est peut-être le chagrin.


ROGER.

Ou les sonates de Clementi… Je connais ce type-là. J’avais une petite cousine comme ça, pleine de complaisance, et qui lui ressemblait.