Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/111

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BERNIER.

L’idée ne m’en est pas venue, j’avoue. Il n’y a que quelques amis d’atelier d’autrefois, Rolsini, Gréville, etc… un vieux fonds obligatoire, sans intérêt… pas digne de vous… Qu’elle est belle !… Oh ! que c’est joli, ça et ça !


LA PRINCESSE.

Tu sais bien que j’ai le génie de la toilette… C’est toi qui l’as dit. Il faut t’y habituer.


BERNIER.

Et puis, la coiffure… les nattes…


LA PRINCESSE.

Tais-toi, tu m’agaces… Embrasse ma main… c’est permis. Regarde bien, avant, s’il ne vient personne, poltron !… Tu as une âme de braconnier.


BERNIER.

Je dev…


LA PRINCESSE.

Tais-toi, je te dis !… Tu m’agaces ! Tu ne trouveras que des sottises… (Ironique.) Tu ne t’attendais pas à me voir ?… Je te surprends, mon petit Boby… Et ça t’exaspère ! (Elle rit.) Et moi, ça m’amuse… Un autre jour, je viendrai vous demander à dîner à l’improviste… Qu’est-ce qu’il y aura à manger ?… du bouilli et du poulet rôti ?… le poulet rôti !… Alors, on peut regarder ?… Qu’est-ce qu’on fait là-dedans, on danse ?…


BERNIER.

Ne te montre pas encore, je t’en supplie !… Laisse-moi te voir, t’avoir à moi seul, reste…