Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/230

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GRÜZ.

Regardez la chandelle romaine mauve, là-haut. On dirait qu’elle touche la montagne, la neige. C’est spleenitique, le feu d’artifice. Cela me serre le cœur comme quand j’étais enfant.


JEANNETIER.

Tiens, mais, n’est-ce pas Monsieur Gaston de Bérieux, le petit attaché d’ambassade ?


FÉRIOUL.

Avec son odieux et insupportable ami, oui.


JEANNETIER, (il appelle.)

Monsieur de Bérieux, qu’est-ce que vous faites là ?



Scène II


Les Mêmes, DE BÉRIEUX, GEORGES RADUEL, L’AMIRAL GRAVIÈRE


DE BÉRIEUX.

Tiens ! Bonjour. Vous ne taillez donc pas de banque, ce soir, monsieur Férioul ?


FÉRIOUL.

Non ! celle que j’ai taillée hier était ma première et ma dernière. Elle m’a coûté assez cher. Vous étiez au tableau de droite ?


DE BÉRIEUX.

Non, malheureusement pour moi.