Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/43

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Je me disais aussi !… (Songeuse.) Car, enfin, il y aurait des objections, de graves objections, mon enfant, à ce mariage.


MARCELLE.

Lesquelles ?


MADAME BOUGUET, (après une hésitation.)

Au fait, oui, lesquelles ?… Mais que tout cela est donc extraordinaire ! Je m’étais bien aperçue de quelques bizarreries… une sympathie qui éclate à tout bout de champ, des grosses taloches sur les épaules, son rire grave et joyeux, quand elle est là… (Elle hoche la tête.) Ah ! évidemment, ce serait là une solution qui changerait bien des choses… et… si elle pouvait jamais se réaliser… quelle situation inespérée pour cette petite !


MARCELLE, (vivement.)

N’est-ce pas ? Justement, si je me suis permis de parler aujourd’hui, c’est que tout coïncidait, la certitude que j’ai de l’amour de Blondel pour Edwige, la nécessité où nous sommes de nous en séparer, l’injurieuse calomnie et…

(La porte qui va au laboratoire s’ouvre, entre Blondel.)


Scène V


Les Mêmes, BLONDEL


BLONDEL.

Eh bien, Madame Bouguet, venez-vous ?… Ces messieurs se retirent. Pélissier est obligé d’aller au Muséum, et Laurent va les faire passer par la salle Richet…