Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/79

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.




Scène XI


BOUGUET, BLONDEL

(Blondel entre quelques instants après.)

BLONDEL, (gai.)

Tu as besoin de moi ?


BOUGUET.

Pas précisément, mais je serais heureux de parler un peu avec toi de ce déjeuner, d’avoir tes impressions…


BLONDEL, (épanoui.)

Mon cher, je viens de les accompagner. Ils sont littéralement épatés, épatés, je ne trouve pas d’autre mot… sauf Barattier.


BOUGUET.

Pourquoi Barattier ?


BLONDEL.

Il est jaloux… (Ils rient tous deux.) Mais je suis bien content… bien content, va !… Et comme nous avons eu raison d’attendre, comme nous sommes plus forts de notre dernier mois de travail. Nous voilà sur le premier palier. On peut se regarder en riant, hein !


BOUGUET.

Eh oui, mon cher Blondel, ce n’est pas mauvais de s’imposer, de temps en temps, une espèce de dimanche, un septième jour où l’on juge la situation, où l’on peut, sur le palier, comme tu dis, jeter un coup d’œil d’ensemble sur sa vie, sur son effort. Cela donne du cœur pour la dernière ascension.


BLONDEL.

Je ne peux que te répéter une chose cent fois