Page:Baudoin - Recueil d emblemes Tome II.djvu/113

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


®08 T>e WConnmflatìon, te a ce propos de certains PKiloi. fophes anciens , ſeroit merveilleux a vray dire , s’íl ne tenoit entiere* ment de la Fable. Car de croirï qu’ils abandonnassent leur coips comme s’il eût eílé mort, & ímj leur Ame en ayant pris poffeffion apres s’estre Bien pourmenée de parti &: d’autre , il fallítt ajoûtet £oy aux merveilles qu’ils affeu- roient d’avoir veuës ; ce ſeroit ſans douce , manquer d’eſprit, & meſme de ſens-commun. Les ptin- cipauxde ces Viſionnaires, étoient Hermotin, Epimenides deCrete, & le prodigieux Aristeas. Suidas raconre de ce dcrnier , que du> rant qu’il étoit ainfî en extaſe ,ſe$ Ennemis bruierent ſon corps ; de maniere que ſôn Ame ſe rrouva bien empéchée quand-elle y vou- lut retourner, & s’en alla de tou- tes parts en queste apres luy , ſe voyant comme une epee ſans ſour- rcuu. Que íì ces choſes ſont ave»