Page:Baudoin - Recueil d emblemes Tome II.djvu/487

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^ Jgfte le Bon d?olt «c n’avoir point trahy leur conf- cience } en íe disant innocens quand par l’artifice de leurs enne- mis , ils paííoient pour criminds. Par où il est aiſé de voircombien cstjudicieux ce dire de Tite- Li« ve, qu’on peut ehoquer la verité mais non pas l’abatre. Et comme les choſes fauffes ne ſçauroicnt íubsister long temps, &; ſe défont d’elles-mefmes j ainíì les vrayes cedent bien quelquesfois aux ora- ges que les méchans leurs ſuſcu tent : mais c’est de telle ſorte qu on les ébranle , ſans jamais les ren- verſer. Je diray au reste pour nostrc cotn- mune instruction , qu’il y a trois principales remarques à faire dans cec Emblême. La premiere , que par la force de ſon bien dire , un homme éloquent, tel qu’etoit U-» ìyffe , peut quelquefois rcndrc vray-ſcmblables les choſes fauffes, 011 mefmc corrompre la Justicea