Page:Baudoncourt - Le curé Labelle (1833-1891), 1892.djvu/31

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
31
LE CURÉ LABELLE

Truite qui sont disponibles : ne les manque pas.

— Et vous, l’ancien, vous voudriez un endroit bien tranquille et retiré ; je vous conseillerais les environs du lac Tremblant ; oh ! les beaux érables que l’on trouve là ! Dans deux ans, le chemin de fer passera tout à côté, et quand je me retirerai, sur mes vieux jours, c’est là que je voudrais mourir.

— Pour vous, monsieur, dont les enfants devront étudier, je vous conseille de choisir aux environs du lac Nominingue ; c’est un peu loin peut-être, mais avant trois ans nous aurons en cet endroit un beau collège de Jésuites, où vous aurez toute facilité de voir vos enfants grandir en science et en vertu.

Il avait des lots pour tous les goûts, toutes les aptitudes. Quand les colons repassaient à Saint-Jérôme un an, deux ans plus tard, il était rare qu’ils ne vinssent pas remercier le curé en lui disant : Je me trouve bien d’avoir fait comme vous l’aviez dit.

M. Labelle était si judicieux, si bon et serviable, qu’après l’avoir appelé le « Père Bon sens », il était devenu pour les gens clairvoyants le « Roi du Nord. » C’est le nom sous lequel on commençait à le désigner dans les journaux de l’année 1880.

Les Annales Thérésiennes publiées à Montréal s’expriment ainsi en février 1881 :

« Le Nord lui appartient, il en parle comme