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DE MONTRÉAL À VICTORIA.

Je n’ai pas non plus l’intention de répéter ici des chiffres et des statistiques que le public a pu voir dans les journaux, ou rencontrer en parcourant les documents parlementaires ; ou bien encore en se renseignant aux bulletins officiels que la compagnie du Pacifique publie périodiquement pour l’usage des voyageurs, des négociants et des fabricants qui s’intéressent au mouvement des trains et au tarif pour le transport des marchandises.

Je suis heureux de pouvoir commencer par dire que je reviens de l’Ouest, avec des idées nouvelles sur le pays que j’ai visité, avec une certitude absolue sur certaines possibilités commerciales dont j’avais jusque là douté, et avec un regain de patriotisme qui me pousse à exprimer la confiance la plus absolue dans l’avenir politique et dans la prospérité nationale du Canada notre patrie commune.

La construction du chemin de fer du Pacifique a été un tour de force, et j’avoue sincèrement qu’aujourd’hui, à tous les points de vue, je suis agréablement étonné des résultats obtenus.

J’ai la prétention de ne pas être, comme les Bourbons de la Restauration, un de ceux qui s’enorgueillissent de ne rien oublier et de ne