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Madeleine

deur de ses sentiments, et que son nom revient souvent sous sa plume.

La France ne l’a pas non plus oubliée, et pour la récompenser d’avoir nourri dans nos cœurs cet amour de la mère-patrie, elle lui décernait, en juin 1910, les palmes académiques.

Il est facile de penser que Madeleine n’est pas restée inactive pendant la terrible guerre qui s’est terminée le 11 novembre 1918, et qui a été si cruelle pour la France. Elle a multiplié ses appels à notre vaillance et à notre charité pour l’aider à se défendre contre son barbare agresseur, et pour soulager ses misères et ses infortunes, et c’est encore pour la récompenser de son zèle admirable, qu’elle a reçu du Gouvernement français, en janvier dernier, la médaille d’argent de la Reconnaissance française.

Madeleine s’est sans cesse intéressée aux problèmes de l’instruction des jeunes filles, et à ceux de la colonisation et de la langue française.

Au premier Congrès de la Fédération nationale des Associations féminines, tenu à Montréal, elle a fait, à propos de l’instruction féminine, une conférence qui a donné lieu à une polémique assez vive. Elle eut alors l’occasion de donner libre cours à ses idées d’avancement et de réforme.

En 1903 ou 1904, elle fut invitée, avec Gaëtane et Colombine, par la Société de Colonisation, à visiter la région du lac Saint-Jean, et à exprimer