Page:Bellocq - Effets physiologiques de la naphtaline.djvu/13

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toute sa gaieté habituelle et tout son appétit. Le soir, les excréments sont encore mous.

Le surlendemain, 2 octobre, excréments encore ramollis, mais en quantité moins considérable.

3 octobre. Plus de modifications sensibles ; l’animal est en parfaite santé.


III. — Chienne loup, âgée de 2 ans. Le 12 octobre, on lui donne 2 grammes de naphtaline mélangée avec quatre-vingt-dix grammes de viande hachée comme précédemment. L’animal a hésité tout d’abord à cause de l’odeur assez forte de la naphtaline ; néanmoins il a mangé le tout en une seule fois.

13 octobre. Bien que le sujet n’eut mangé la veille que la quantité de viande qui facilitait l’administration de la naphtaline, on observe, le matin, une quantité considérable d’excréments mous, glaireux et un peu foncés ; ils avaient, en un mot, les caractères de ceux décrits dans l’observation précédente. On n’a observé aucune modification dans l’état du sujet ; sa gaîté est restée la même.


IV. — Le 30 octobre, on fait prendre à l’animal qui fait l’objet de l’administration précédente, deux autres grammes de naphtaline et dans les mêmes conditions : on a observé absolument les mêmes effets.

Nota. Cette même chienne a été l’objet de plusieurs administrations de naphtaline à la même dose ; toujours les premiers résultats ont été confirmés. Ces administrations se sont même répétées à des époques rapprochées sans qu’elle en parut impressionnée, l’émission constante de déjections alvines, ayant les caractères déjà cités, a été le seul effet de ces administrations successives. C’est ainsi