Page:Belzoni - Voyages en Égypte et en Nubie, 1821, tome 2.djvu/43

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lah[1], dont se nourrissent les chameaux ; pendant une saison de l’année, au printemps, à ce que je crois, elle est verte ; mais elle dessèche bientôt sur pied et prend la teinte de la paille. Sa tige, semblable au roseau, ne s’élève jamais au dessus de trois pieds, et son fruit est une baie de la grosseur du pois, mais creuse en dedans.

En avançant nous trouvâmes la vallée plus resserrée, et les arbres plus rapprochés par-ci par-là ; mais ensuite le nombre en diminua, et à la fin nous n’en vîmes plus du tout. À la droite de la vallée, je remarquai les restes d’un établissement qui m’a paru avoir servi de station aux caravanes qui se rendaient du Nil à Bérénice ; nous en trouvâmes, dans la suite du voyage, plusieurs semblables, placées à des distances convenables pour des repos de nuit. On remarque auprès de quelques-unes d’anciens puits qui sont maintenant comblés. Les montagnes se rapprochèrent enfin de manière à ne plus laisser d’espace que pour la route ; en sortant de ce défilé étroit et élevé, nous entrâmes dans une plaine ouverte ; les montagnes de la droite s’éloignaient vers le sud ; mais par une longue sinuosité elles revenaient pour former un vallon avec celles de la gauche. Un rocher s’élève à l’entrée de cette vallée ; à la

  1. Voyez l’Atlas, planche 36.