Page:Belzoni - Voyages en Égypte et en Nubie, 1821, tome 2.djvu/46

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Arabes Bizak. Cette vallée s’allonge dans la direction du sud au nord, et offre par-ci par-là des sounts, et de la basillah. Nous nous y arrêtâmes pour passer la nuit ; et tandis qu’on préparait notre souper, M. Beechey et moi nous allâmes à la recherche d’un rocher que notre guide nous avait indiqué comme une pierre magique. Nous nous dirigeâmes vers le nord ; des vestiges de pas de chameaux empreints dans le sol prouvaient que nous étions sur une ancienne route. Il est à remarquer que les traces de chameaux se conservent dans le sol caillouteux de ces vallées pendant très-long-temps ; aussi peut-on suivre les anciennes routes à travers toutes ces vallées jusqu’au pays sablonneux. Nous trouvâmes au bout de quelque temps un rocher d’un beau granit, sur lequel on avait sculpté légèrement des figures qui, sans avoir des formes prononcées, paraissaient être des imitations de dessins égyptiens. Ces sculptures grossières, et les traces des pas de chameaux nous ont fait penser que la route de Coptos à Bérénice, si bien indiquée par d’Anville, a pu passer par ici.

Pendant notre repos dans la vallée de Bizak, M. Ricci, docteur, fut si gravement incommodé, qu’il fut décidé qu’il prendrait le lendemain le chemin de retour, pour ne pas aggraver son mal