Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/277

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je regrette aussi d’avoir à vous dire que vous serez contraint d’assister à la scène ; mais vous pourrez vous consoler en administrant les derniers secours religieux à de vos coreligionnaires qui se trouvent parmi les condamnés. Puis, aussitôt après l’exécution, vous serez remis en liberté et conduit à bord du même aérien qui vous a amené de Rome, avec le même chauffeur. Mais cela ne vous sera donné que moyennant une condition, — la condition que vous vous rendiez tout droit auprès du pape, lui rapportiez tout ce que vous aurez vu, et lui délivriez deux ou trois petits objets que nous allons vous confier.

Il s’arrêta et fit signe à quelqu’un, derrière lui. Bientôt un homme s’avança, tenant en main un coffret qu’il posa sur la table. Hardy ouvrit le coffret.

— Voici la chose que vous allez emporter ! Oui, je vois que vous reconnaissez ces objets ? Ce sont la barrette, la calotte, la croix, et l’anneau du défunt cardinal Bellairs. Et voici pareillement, dans le coffret, un anneau et une médaille qui appartenaient au défunt prince Otteone ! Vous remettrez tout cela au pape, comme autant de gages de ce que vous direz. Consentez-vous à cela ? Le prêtre fit un signe de tête qui pouvait être pris pour un consentement. En vain il aurait essayé de tirer un mot de sa gorge.

— Vous direz également au pape ce que vous avez constaté de nos dispositions. Vous lui direz