Page:Bergerat - Contes de Caliban, 1909.djvu/20

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mais bien rare, qu’il s’en allât sans gloire et sans argent ! Sans doute, sa bonne commère de femme veillait sur lui du paradis !

A présent, il est vieux, le beau Celte, et il n’exerce plus, mais il a élevé ses onze enfants en honnête homme. Tous sont casés, les garçons et les filles, à droite, à gauche, il ne sait où, les chers ingrats ! Et il me raconte, en posant, que, sur les routes où il se traîne en attendant l’heure de rejoindre sa bien-aimée femme, les gamins du pays lui jettent quelquefois des pierres.

— Pauvres petits, ils ne savent pas ! dit-il.