Page:Bergerat - Contes de Caliban, 1909.djvu/21

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COCO ET BIBI


Tous ceux de mon âge gardèrent vivaces les souvenirs de cette semaine printanière — prairial LXXIX — que l’on a appelée, non sans raison, hélas ! la Semaine sanglante. Rassurez-vous, je n’en raviverai pas ici la mémoire. Mais comme elle est le cadre à la fois historique et normal du récit parisien que voici, le localiser en un autre temps serait en éventer l’arôme, et c’est pourquoi je vous transporte au mois de mai 1871, aux derniers jours de la Commune.

Pour l’entrée des troupes régulières dans la ville reconquise, je ne sais plus à quel corps de l’armée de Mac-Mahon avait été prescrite l’occupation du XVIIe arrondissement. Peut-être était-ce à la division du général Clinchant,