Page:Bergerat - Contes de Caliban, 1909.djvu/63

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Et, saluant dans les rites :

— J’ai l’honneur de te demander sa main.

Éraste, écarquillé, le regardait, stupide.

— Es-tu devenu fou, Clitandre ?

— De l’épouser ? Qui m’en empêche ? Rien dans les mœurs, rien dans les lois, et je l’aime. Puis-je la voir ? Veuille m’annoncer, je te prie.

Et, après une brève disparition, le cadet reparut avec sa femme.

— Maman vient de sortir, susurra Araminte d’une voix toute de miel, mais vous déjeunez avec nous, n’est-ce pas, mon frère ?

Et Clitandre y est encore. C’est le coup dit de la belle-mère.