Page:Bergerat - Souvenirs d’un enfant de Paris, vol. 1, 1911, 3e mille.djvu/402

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


XV

LES CARCASSIERS


Ce serait une erreur de croire que Théophile Gautier méprisât le mélodrame et le vaudeville, ou même le roman-feuilleton. Non seulement sa critique libérale créditait chacun de ces genres de sa valeur propre, mais encore il ne trouvait indigne de personne de s’y essayer, pas plus qu’au journalisme d’ailleurs. On ignore assez généralement qu’il en donna le triple exemple.

Le Vaudeville qu’il écrivit avec Siraudin avait pour titre : Un Voyage en Espagne, et il fut représenté aux Variétés le 20 septembre 1843. C’était ce qu’on appelait alors une « arnalerie », du nom du comédien célèbre pour qui travaillaient à l’envi les hommes d’esprit du boulevard. Il est à présumer que la publication de Tra los montes, qui est de la même année, inspira au directeur l’idée de tirer parti à la scène de la réussite du livre en librairie. Toujours est-il que