Page:Bergerat - Souvenirs d’un enfant de Paris, vol. 3, 1912.djvu/19

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Lettre II


Samedi 18 août.

Ce soir, à huit heures et demie, les fêtes ont été ouvertes par l’exécution de la cantate de M. Peter Benoit.

La place Verte était merveilleusement parée et illuminée. Du reste, les Anversois excellent dans l’art de décorer les rues. Sans compter les drapeaux, dont les plus pauvres maisons tiennent à honneur d’être pavoisées, les trottoirs sont, sur toute la longueur, enguirlandés de draperies bariolées d’un effet riche et charmant. Les hampes des oriflammes alternent de trois en trois mètres avec des plants de petits sapins, pris dans les campines environnantes ; ces hampes sont elles-mêmes fleuries et supportent des écussons aux armes de la ville, ou affichent des devises flamandes en l’honneur de Rubens. Des lanternes de papiers multicolores courent dans tout cela, balancées par une bonne brise qui nous arrive de la mer. Les banderoles s’agitent, claquent