Page:Berlioz - Voyage musical en Allemagne et en Italie, II, 1844.djvu/33

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EN ITALIE* 21

à 9 air agité que portait le dernier morceau, ce quatrain devait être le sujet d’une prière, et il me parut impossible de faire implorer le Dieu des chrétiens par la tremblante reine d’Antioche avec des cris de mélodrame et un orchestre désespéré, j’en fis donc une prière ; et, à coup sûr, s’il y eût quelque chose de passable dans ma partition, ce ne fut que cette andante. Comme j’arrivais à l’Institut le soir du jugement dernier pour connaître mon sort, et savoir si les peintres, sculpteurs, graveurs en médaille et graveurs en tailledouce m’ avaient déclaré bon ou mauvais musicien, je rencontre Pingard dans l’escalier : (c — Eh bien î lui dis-je, qu’ont-ils décidé ? )) — Ah !... c’est vous, Berlioz... pardieu, » je suis bien aise ! . . . je vous cherchais. )) — , Qa’ai-je obtenu, voyons, dites vite ; une m mention, un premier, un second prix, ou » rien ?

m — Oh ! tenez, je suis encore tout remué. » Quand je vous dis qu’il ne vous a manqué que » deux voix pour le premier.

» — Parbleu, je n’en savais rien ; vous m’en » donnez la première nouvelle.

» — Mais quand je vous le dis. Vous avez le » second prix ; c’est bon, mais il n’a manqué » que deux voix pour que vous eussiez le premier. Oh ! tenez, ça m’a vexé ; parce que ; » voyez-vous, je ne suis ni peintre, ni architecte,