Page:Bernard - La science expérimentale.djvu/8

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pas moins avec certitude la marche des astres qu’elle soutient dans l’espace et dont elle dirige le cours. Claude Bernard avait jugé qu’il est permis de même, au physiologiste, d’expliquer les phénomènes de la vie, au moyen de la physique et de la chimie qui exécutent, quoique la vie et la pensée, qui dirigent, demeurent hors de sa portée.

La physique animale n’était—elle pas fondée en effet, dès que Lavoisier et Laplace eurent prouvé que la respiration est une , combustion, source de la chaleur qui nous anime ? Ce flambeau de la vie qui s’allume, cette flamme de la vie qui s’éteint, expressions poétiques heureuses de l’antiquité, ne devenaient—elles pas des vérités philosophiques, auxquelles il a été donné à Claude Bernard d’ajouter le dernier trait ? L’anatomie générale n’était-elle pas née le jour où Bichat définissait la vie : « l’en—