Page:Besant - Des religions pratiquées actuellement dans l’Inde.djvu/103

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essentielle est qu’un tel langage existe, qu’on le connaisse aujourd’hui comme on le connaissait il y a un million d’années, que des gens l’apprennent de nos jours comme ils l’apprenaient alors, que l’instruction occulte soit donnée en cette langue et non au moyen de sons grossiers articulés matériellement par l’intermédiaire de la langue, —- et surtout que les vérités exprimées en ce langage soient traduites dans les langues intellectuelles les plus anciennes qui en soient dérivées. Le sanscrit védique est le plus ancien écho intellectuel de cette langue archaïque et le Zend des Iraniens a la même racine, dérive de la même source. Plus tard, quand nous arrivons aux traductions en Pahlavi, nous nous apercevons que nous sommes là dans ce qu’on appelle d’ordinaire les temps historiques. Le terme de « Pahlavi » ne désigne plus aujourd'hui que « la langue écrite des Persans sous la dynastie sassanide, ainsi que la littérature de cette même période et de celle qui la suit immédiatement[1] », mais autrefois ce terme

  1. Essays on the Parsîs, p. 81. La période florissante de la dynastie sassanide s’étend de 226 après Jésus-Christ à 653, date à laquelle cette dynastie fut chassée par les Mahométans.