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IV

Romans Honnêtes

qui peuvent être lus sans danger par des jeunes gens ou jeunes filles sagement formés.




Vincere in bono malum.

… Alors que lire ? diront des parents soucieux de la vertu de leurs enfants, et harcelés d’ailleurs — heureux parents ! — par des demandes instantes, auxquelles ils voudraient donner satisfaction. Que lire ?

Louis Veuillot, qui pourtant connaissait « Fabiola », et avait écrit « Corbin et d’Aubecourt », inclinait a penser que le roman, sans défaut et catholique, n’existe qu’à l’état de glorieuse exception. Nous ne discutons pas cette affirmation de l’illustre écrivain. Nous constatons seulement avec joie, que l’exception s’est depuis généralisée, et qu’après avoir recherché, parmi les célébrités et les succès, des auteurs et des ouvrages honnêtes et intéressants, personne n’a le droit, en stricte justice, de dresser un procès-verbal de carence.

Il y a, d’abord, ce qu’on appelle les romans honnêtes, ou plus improprement, à mettre entre toutes les mains.

On en a dit beaucoup de mal, comme saint François de Sales parlant des champignons, comme les hygiénistes parlant de l’alcool et du tabac.

Ce sont en effet des romans, c’est-à-dire des œuvres