Page:Bibaud - Les fiancés de St-Eustache, 1910.djvu/58

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mes de science, je vous ai déjà vu, je suis content de faire votre connaissance, Mon collègue, le docteur Chénier, continua-t-il en désignant son compagnon.

Pierre salua tandis que le Dr Bussière continuait :

— Eh bien ! mon jeune ami, votre pauvre petite pupille est encore gravement malade ; mais nous voulons la sauver. Vous nous aiderez, fit-il en fixant Pierre de son regard profond, nous allons la transporter à Saint-Eustache, là vous viendrez vous-même chercher de ses nouvelles. Mademoiselle Aubry a besoin de distractions ; une figure amie lui fera du bien, j’en suis sûr.

— Docteur, dites-vous vrai, fit le jeune homme saisissant la main du médecin qu’il serra avec une vive émotion. Je pourrai la revoir ?

— Oui, oui, certes, il faut que vous la revoyiez, vous êtes justement le remède que je cherchais. Diantre, diantre, je ne m’attendais pas à cela. Ma petite malade a une figure tellement enfantine que je n’avais pu tirer une semblable conclusion, j’aurais plutôt pensé qu’elle jouait encore à la poupée. Vous me tirez d’une vive anxiété, désormais je laisse entre vos mains cette guérison, vous serez plus habile que moi. Mon ami Chénier et sa femme ne seront pas des Cerbères trop sévères, ils se montreront conciliants chaperons. Allons je ne suis