Page:Binet - Henri - La fatigue intellectuelle.djvu/227

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Vosges, par l’intermédiaire de l’inspecteur d’académie[1]. Chaque école nous a fourni le relevé du pain pendant deux années.

Voici sous quelle forme les calculs ont été faits :

Il faut d’abord savoir que le pain est donné à discrétion aux élèves : on calcule la consommation totale du pain pour un mois, et on divise ce total par le nombre de jours du mois, on a de cette manière la quantité consommée par jour ; ce dernier chiffre étant divisé par le nombre des élèves, on obtient la consommation moyenne par tête. Pour que le calcul soit exact, on tient compte des absences, des congés, des maladies, des demi-jours de congé où les élèves n’ont pris qu’un repas sur deux.

Dans le nombre total des personnes ayant consommé figurent les professeurs et les domestiques, qui sont nourris à l’école ; il ne peut en être autrement puisque les professeurs mangent à la table commune, et que d’autre part on ne tient pas un compte spécial de la quantité de pain consommée par les domestiques. C’est donc une cause d’erreur, mais elle n’est pas considérable, car les professeurs et domestiques ne représentent guère plus qu’un dixième des élèves ; ainsi dans une école de soixante-quinze élèves, le personnel enseignant qui est nourri à l’école, joint aux domestiques, forme un total de sept personnes.

Une autre cause d’erreur à redouter, et qui serait infiniment plus grave que la précédente, serait l’inexactitude des documents qui nous ont été fournis. Nous avons attiré spécialement l’attention de MM. les inspecteurs sur ce point délicat, et ils nous assurent que le travail qu’ils ont fait faire est absolument consciencieux et digne de toute confiance. Du reste, nous avons entre les mains un moyen de contrôle ; nous n’avons qu’à comparer entre eux les divers documents, puisqu’ils parviennent de sources tout à fait

  1. Nous prions MM. les inspecteurs d’Académie et MM. les économes de Versailles et des Vosges de bien vouloir accepter nos vifs remerciements.