Page:Binet - Henri - La fatigue intellectuelle.djvu/268

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la lecture, nous ajouterons alors les coefficients de différence suivants :

1,2 ; 1,5 ; 1,6 ; 1,8


qui sont bien supérieurs aux précédents et qui indiquent qu’il n’y a pas de relation entre la classification donnée par la lecture et celle donnée par les quatre fonctions précédentes.

Si nous ajoutons aux quatre travaux précédents la mémoire des chiffres, nous ajoutons par cela même les coefficients 1,9 ; 1,2 ; 1,5 qui indiquent de nouveau qu’il n’y a pas de relation entre la mémoire des chiffres et ces quatre travaux intellectuels.

Ces raisons suffisent pour montrer qu’il faut considérer ensemble les quatre travaux précédents, qui doivent ainsi former un groupe ; comme deuxième groupe on prendra la mémoire des chiffres et la mémoire des syllabes, et enfin, en troisième lieu on considère la lecture.

Les classifications données par les quatre travaux du premier groupe sont :

Acte de compter un à un 
 6 3 5 9 1 7 8 10 4 2
Acte de compter trois à trois 
 6 2 5 10 3 4 8 9 7 1
Additions 
 5 4 1 6 2 9 10 7 8 3
Écriture 
 5 1 2 10 3 9 7 8 6 4

Calculons la moyenne pour chaque sujet des quatre nombres correspondants, nous obtenons la classification moyenne suivante :

5,5 ; 2,5 ; 3,25 ; 8,75 ; 2,25 ; 7,25 ; 8,25 ; 8,5 ; 6,25 ; 2,5

Calculons la différence pour chaque nombre avec le nombre moyen correspondant et faisons la somme de toutes les différences, il y a 40 différences ; la somme est égale à 43, donc le coefficient de différence est égal à 43 divisé par 40, c’est-à-dire à 1.07.

Si au lieu de prendre ensemble les quatre travaux intel-