Page:Binet - Henri - La fatigue intellectuelle.djvu/39

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


PREMIERE PARTIE
EFFETS PHYSIOLOGIQUES DU TRAVAIL INTELLECTUEL

CHAPITRE PREMIER
INFLUENCE DU TRAVAIL INTELLECTUEL
sur le cœur

L’étude des effets physiologiques du travail intellectuel peut se diviser en deux parties distinctes, qui sont connues bien inégalement : la première de ces parties consiste dans la description des effets directement observables qui se produisent lorsqu’une personne fait un travail intellectuel ; ainsi, il y a, chez une personne qui fait des efforts intellectuels soutenus, un changement dans le rythme du cœur, un changement dans la sécrétion urinaire et dans la force musculaire. L’analyse de ces effets, leur description méthodique formeront le principal sujet des pages qui vont suivre. Pour que l’étude de ces modifications devienne scientifique, il faut et il suffit qu’on démontre qu’elles sont une conséquence du travail intellectuel.

La seconde partie de ces études n’est pas descriptive, mais explicative ; elle consiste à rechercher le comment, le mécanisme intime par lequel se produisent les effets physiologiques du travail intellectuel. Cette recherche est légitime. Il est bien évident que lorsqu’on a démontré que le travail intellectuel produit une élévation de température, ou, suivant les cas, une augmentation de la pression du