Page:Binet - Henri - La fatigue intellectuelle.djvu/77

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teur analogue à un cardiographe ; pour empêcher que ce tamhour inscrive les changements de position de la tête, on le solidarise en quelque sorte avec la tête en le fixant sur elle avec des courroies : le bouton du tambour est tourné vers la plaie, et appuyé sur la masse encéphalique. Toutes les fois que cette masse augmente de volume, elle fait une hernie à travers l’ouverture osseuse et détermine une poussée sur le bouton du tambour ; cette poussée, transmise par un tube de caoutchouc à un autre tambour, est inscrite sur un cylindre tournant qui enregistre ainsi une courbe fidèle des changements de volume du cerveau.

FI-d077-fig. 18 - Appareil de Mosso pour les pulsations cérébrales.png
Fig. 18. — Appareil de Mosso pour recueillir les pulsations cérébrales à travers une brèche osseuse.

Un second procédé, qui a été souvent utilisé par Mosso, est encore plus simple ; Mosso recouvre la plaie d’une rondelle de gutta-percha (fig. 18), rendue bien adhérente et percée au centre d’un orifice par lequel passe un tube de verre ; ce tube de verre fait communiquer la plaie avec un tambour enregistreur, et ici encore une augmentation de volume du cerveau détermine directement une poussé de l’air dans le tube de verre, et cette poussée est inscrite par le tambour. La transmission par air permet d’inscrire graphiquement, comme nous l’avons montré précédem-