Page:Biographie nationale de Belgique - Tome 2.djvu/188

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nées la mort de Berus. Pierre Lucius, dans sa Carmelitana bibliotheca, affirme avoir vu lui-même à Bruxelles les ouvrages indiqués ci-dessous et il ajoute qu’il est certain que Berus en a écrit plusieurs autres dont il ne se rappelle plus les titres.

Voici la liste des écrits de Berus mentionnés par Lucius : 1° Commentarius in epistolam D. Pauli ad Romanos. Plusieurs auteurs parlent de ce commentaire, entre autre Lelong, Bibliotheca sacra, p. 637. col. 1, et Fabianus Justinianus, De sacra scriptura, lib. III, p. 547. — 2° In Decalogum explicatio. — 3° Sermones de tempore et de Sanctis. — Ces ouvrages n’ont jamais été imprimés.

E.-H.-J. Reusens.

Sanderus, Chronographia sacra Brabantiæ. t. II, p. 309. — Cosmas de Villiers, Bibliotheca carmelitana.

BERVOET (Jacques-Juste), chevalier, seigneur d’Oostkerke, membre du conseil d’État et des finances, président du conseil provincial de Namur, né à Furnes, en 1678, mort à Bruxelles le 16 novembre 1757. Ayant obtenu le grade de docteur en droit, il pratiqua pendant quelque temps comme avocat à Gand et devint bientôt conseiller pensionnaire de sa ville natale. Charles VI, appréciant ses connaissances et son caractère honorable, l’appela, le 1er février 1726, au grand conseil de Malines en qualité de conseiller et maître des requêtes ordinaires, en remplacement d’Augustin de Steenhaut. En 1735, ce souverain le fit entrer au conseil d’État comme conseiller de la Toge, van den tabbaert, et le nomma en même temps conseiller des domaines et des finances. Sur les instances de Marie-Thérèse, Bervoet tout en conservant les titres et les appointements assez lucratifs de ces dernières fonctions, en accepta d’autres ; le 1er octobre 1749, il devint président du conseil provincial de Namur, en remplacement de Thomas Maloteau que Louis XIV y avait nommé le 10 février 1747. Quoique subordonnée au grand conseil de Malines et composée seulement de sept membres, la cour de Namur avait une grande importance par l’étendue de ses attributions judiciaires et administratives. Le 7 janvier 1756, Bervoet donna sa démission de président pour se retirer à Bruxelles et jouir d’une pension de quinze cents florins, que lui payait le même Maloteau, rappelé à son poste et devenu cette fois son successeur.

Britz.

MS. n° 9937. (Histoire du Grand conseil de Malines, par Foppens.) — Bon de Stassart, Annales de l’Académie d’archéol. de Belgique, t. III, p. 141.

BESCHEY (Balthasar), peintre d’histoire et de paysage, né à Anvers, en 1708, mort dans la même ville, en 1776. C’était la plus mauvaise époque pour l’art flamand, la décadence était presque complète ; un artiste, sans doute médiocre et, dans tous les cas, peu connu, Pierre Strick, enseigna la peinture à Balthasar Beschey. Celui-ci était le troisième d’une nombreuse famille de neuf enfants ; nous ignorons s’il fut d’abord destiné à une autre carrière, mais sa réception tardive à la franc-maîtrise de Saint-Luc pourrait le faire supposer ; ce n’est qu’en 1753 qu’il fut inscrit dans la corporation ; trois ans après, il en fut le doyen. L’Académie des beaux-arts d’Anvers avait, à cette époque, on le sait, non pas un, mais six directeurs ; Beschey remplaça, dans ces fonctions, en 1755, le graveur Bouttats (Pierre-Balthasar) décédé. Le dévouement qu’il fallait y déployer obtint sa récompense de l’autorité. Le gouverneur général des Pays-Bas autrichiens, le prince Charles de Lorraine, avait reçu des directeurs une requête qui fut accueillie par acte du 3 août 1756. Les six directeurs étaient exemptés de tout service personnel, à l’exception de la charge d’aumônier ; de plus, ils n’étaient astreints à aucune contribution. Ils ne perdaient leurs droits à ces différentes faveurs que s’ils abandonnaient leurs fonctions à l’Académie.

Vers la même époque, on réédifia l’ancienne société de rhétorique, le Rameau d’Olivier (Olyftak). M. Th. van Lerius, dans l’article qu’il consacre à Beschey et auquel nous avons emprunté la plupart de nos renseignements, pense que le Beschey figurant, sans prénom, parmi ceux qui restaurèrent la vieille corporation, ne fait qu’un avec notre artiste.