Page:Biographie nationale de Belgique - Tome 2.djvu/218

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postquam ille vivere desiisset julii prœcedentis die XIII. Antv.,offic. Plant., 1621, in-4°. — 10° Het leven en de mirakelen van de heylige bisschoppen Eligius, Willebrordus, Norbertus, apostelen van de Nederlanden, ende principalyck der stadt Antwerpen ; met oock een kort verhael van het beginsel van de religie der zelver stadt. Antw., Verschueren, 1622, in-4°. Une autre édition, accompagnée d’une version latine, parut chez le même éditeur, en 1651. — 11° Magnum theatrum vitæ humanæ, hoc est rerum divinarum humanarumque Syntagma, catholicum, philosophicum, historicum et dogmaticum : nunc primum ad normam polyantheæ cujusdem universalis, per locos communes juxta alphabeti seriem, sublata classium et historiarum iteratarum varietate, in tomos VII per libros XX dispositum : novis titulis, et catholicæ fidei dogmatibus, rerum quarumvis definitionibus, apophthegmatibus, hieroglyphicis, nominum etymologiis, historiarum et exemplorum cujusvis argumenti pluribus centuriis locupletatum. Insuper ab hœresi, variisque erroribus repurgatum, ac copiosissimo indice rerum, verborum et exemplorum, cum generali, tum singularum tomorium speciali, illustratum. Colon., Ant., et Arn. Hierati, 1631 ; 8 vol. in-folio.

Cette compilation colossale, qui fut réimprimée à Lyon, en 1678, et à Venise, en 1707, eut une destinée étrange. Conrad Lycosthènos, diacre de Saint-Léonard à Heidelberg, avait légué à Th. Zwinger, célèbre médecin de Bâle, une immense collection d’extraits et de réflexions, en le priant de les faire imprimer après les avoir mis en ordre. Zwinger accepta ce legs, ajouta ses propres recherches à celles de son ami et publia ainsi à Bâle, en 1565, le Theatrum vitæ humanæ, en cinq volumes in-folio. Trois éditions parurent de son vivant et, après son décès, son fils Jacques Zwinger, médecin et philologue comme lui, en fit paraître une quatrième avec de nombreuses additions. Beyerlinck s’empara à son tour de cet énorme recueil et lui consacra six années de sa vie. Il classa les matériaux par ordre alphabétique, y ajouta une quantité considérable de nouveaux articles, corrigea d’innombrables erreurs et s’attacha surtout à en élaguer soigneusement toutes les traces de protestantisme. Un licencié en théologie de Louvain, Gaspar Prinetius, y joignit une table des matières de six cent quatre-vingt-sept pages, et l’ouvrage atteignit ainsi les vastes proportions de huit volumes in-folio. C’est un indigeste amas de faits et de doctrines, une effrayante accumulation de matières religieuses, politiques, historiques et morales, où l’on rencontre çà et là, au milieu d’un déluge de détails inutiles, quelques indications précieuses sur l’état des lettres, des sciences et des mœurs au xvie siècle.

Outre les ouvrages dont nous avons donné la liste, Beyerlinck a publié, en 1609, un traité de controverse en langue flamande, que nous n’avons pu nous procurer et dont Paquot traduit ainsi le titre : Réponses catholiques aux questions ordinaires de ceux de la religion prétendue réformée. Anvers, J. Verdussen, in-12.

J.-J. Thonissen.

Paquot, Mémoires. — Val. Andreas, Bibliotheca Belgica. — Sweertius, Athenæ belgicæ. — Préfaces des ouvrages de Beyerlinck.

BEYS (Gilles ou Égide), imprimeur, né vers le milieu du xvie siècle, dans une localité voisine de Bréda (ancien Brabant) nommée aujourd’hui Princenhage ; décédé à Paris, le 19 avril 1595. Marié, vers 1575, avec Madeleine Plantin, la troisième des filles du célèbre typographe d’Anvers, Gilles Beys fut placé par son beau-père à la tête de la succursale Plantinienne de Paris, tandis qu’un autre beau-fils, le savant helléniste Raphelengius, époux de Marguerite Plantin, dirigeait la librairie de Leyde et qu’un troisième de ses gendres, Jean Moerentorf ou Moretus, qui avait épousé sa fille Martine, était à la tète de la maison d’Anvers. On sait qu’en outre Plantin avait établi à Francfort un dépôt général de ses publications et, qu’assisté de ses savants correcteurs Arias Montanus, Juste-Lipse et Kilianus, il dirigeait souverainement, lui-même, le célèbre établissement typographique fondé par lui à Anvers, en 1555, Gilles Beys s’établit à Paris dans la rue Saint-Jacques, où il publiait déjà,