Page:Biographie nationale de Belgique - Tome 2.djvu/359

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



BONT (Guillaume DE ou VAN), mort le 3 (10) juin 1432. Oncle du chancelier Jean de Bont, il a également joué un grand rôle politique, comme secrétaire des trois ducs de Brabant, de 1394 à 1422, ainsi qu’on le verra dans la notice suivante. Jean IV l’avait nommé secrétaire pour le gouvernement de sa personne et de ses domaines. Il était docteur en droit, chantre et chanoine de Sainte-Gudule, chanoine de l’église de Sainte-Marie Geervlietensis (diocèse d’Utrecht) et le dernier prévôt de cette église. Il fonda à Bruxelles deux chapellenies en l’honneur de saint Michel, fait que rappelait un tableau de la chapelle de Saint-Michel-au-Mont, située autrefois au coin de la rue Treurenberg et dans laquelle Guillaume de Bont fut enterre. Ce personnage ne doit pas être confondu avec Guillaume Custodis alias De Coster, surnommé Bont.

Britz.

BONT (Jean DE ou VAN), BONTIUS, sire de Montjoie, docteur J.U., chanoine, conseiller ducal, chancelier de Philippe Saint-Pol et ambassadeur, naquit en 1381, probablement à Louvain et mourut à Bruxelles le 8 février 1453. Il est à supposer qu’il acheva ses études à l’Université de Paris, que les jeunes gens des Pays-Bas fréquentaient alors de préférence. Dès le mois de janvier 1414, il figure dans le conseil d’Antoine, duc de Brabant, où se traitaient toutes les affaires d’État et de justice, et qui accompagnait partout le prince. Le 10 janvier de cette année, il fut nommé ambassadeur au concile général de Constance. Avant de se rendre à son poste, le duc l’envoya, le 8 août, vers Sigismond, roi des Romains et de Hongrie, qui venait d’arriver à Coblence. Il porta la parole au nom de la députation. Nos députés n’arrivèrent au concile que le 17 février 1415 : Bont y harangua le pape Jean XXIII qui l’écouta avec le plus grand plaisir. Nos ambassadeurs y continuèrent avec Sigismond les négociations d’abord entamées à Coblence, tout en prenant part aux délibérations sur le schisme de l’Église, objet principal de l’assemblée.

A la mort du duc Antoine, arrivée en novembre 1415, Bont fut nomme secrétaire de la commission des XI, que les états de Brabant avaient créée pour administrer le pays pendant la minorité de Jean IV. Il reçut la mission de se rendre à Maestricht afin de faire une convention avec le prince-évêque de Liége au sujet des malfaiteurs qui infestaient les deux pays; elle fut conclue le 17 décembre 1415. Le 23 février de l’année suivante, Jean IV l’attacha à sa personne, avec les XI administrateurs prérappelés, en qualité de conseiller (Consiliarii continui commensalis). Pendant la même année 1416, les trois états de Brabant assemblés à Bruxelles chargèrent Bout de traiter, en leur nom, avec les ambassadeurs de Sigismond, la question de douaire de la veuve du duc Antoine et celle concernant les prisonniers luxembourgeois. Il fut au nombre des commissaires chargés de repousser les prétentions du duc de Bourgogne à la tutelle de Jean IV, dans la conférence tenue à cette fin à Termonde le 5 novembre 1416. Le 13 novembre de cette année, le duc de Brabant l’envoya vers Sigismond, qui se trouvait alors à Liége et qui refusait à Jean IV l’investiture du duché. Le roi des Romains le reçut avec ses collègues ; Jean Bont lui fit des propositions et les défendit fortement contre les observations de son adversaire.

Lorqu’au mois de mai 1417, Jean IV quitta Maestricht, après avoir prêté le serment, il y laissa son conseil dont faisait partie Jean Bont et dont son oncle maître Guillaume Bont était secrétaire; il avait pouvoir de décider juridiquement ou d’arranger à l’amiable les causes des parties. Le 3 août de la même année, il fut envoyé à Rome, chargé d’obtenir des dispenses du saint siége pour le mariage de Jean IV avec Jacqueline. Le 10 avril 1418, il assista aux fêtes de mariage de ce prince. Le lendemain, le duc, conseillé par Jean Bont, le seigneur Van Assche, maître Pierre de Beckere et les deux secrétaires (de Dynter et Guillaume de Bont), signa une charte qui aplanissait les difficultés survenues entre l’écoutète d’Anvers et le magistrat de cette ville. Le 27 avril 1420, Jean IV le