Page:Biographie nationale de Belgique - Tome 2.djvu/405

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l’année 1690, mort à Courtrai, le 14 octobre 1753. Il fit ses études philosophiques à l’Université de Louvain, et obtint, en 1711, la sixième place à la promotion générale de la Faculté de Arts. Après avoir terminé son cours de théologie et pris le grade de licencié en cette science, il fut nommé curé à Zerkeghem, près de Bruges. En 1725, il passa en la même qualité à la paroisse primaire de Saint-Martin, à Courtrai. L’évêque de Tournai le nomma plus tard doyen de la chrétienté en cette ville. L’empereur Charles VI lui offrit, en 1739, la dignité de doyen du chapitre de Notre-Dame, à Courtrai; mais il ne put se résoudre à l’accepter. On a de lui les ouvrages suivants : 1° Specimen elucidationis tripartitæ casuum reservatorum in dioecesi Tornacensi. Duaci, fratres Derbaix, 1750, vol. in-12, de 190 pages. Cet opuscule ne porte pas le nom de l’auteur sur le titre. — 2° Brevis deductio, qua ecclesiæ parochiali Cortracensi vindicatur jus privativum tenendi fontes baptismales adversus novissimam erectionem ejusmodi fontium in ecclesia collegiata ejusdem oppidi. Vol. in-fol. de 19 pages. — 3° Analysis prœtensi juris pastoratus primitivi Capituli B. M. V. Cortraci in ecclesiam parochialem ejusdem oppidi. Cortraci, typis Andreæ Moreel, 1735. Vol. in-fol. Il avait, en outre, rassemblé tous les matériaux nécessaires pour la rédaction d’un traité De casibus reservatis.

E.-H.-J. Reusens.

Goyers, Supplément à la Bibliotheca de Foppens. Ms. n° 17607 de la Bibliothèque royale de Bruxelles.

BOUCKAERT (Josse), évêque d’Ypres, né à Iseghem (Flandre occidentale), en 1583, mort le jour de la Toussaint, en 1646. Il fit ses études humanitaires chez les Pères Jésuites, à Courtrai. Ayant passé son examen de licencié en théologie à Louvain, il se rendit à Moutaigu où il institua les Oratoriens. Ce fut sous son administration que fut bâtie, aux frais des archiducs, la jolie église dont on contemple encore l’architecture. Estimé des archiducs Albert et Isabelle, honoré de la confiance des archevêques de Malines, Mathias Hovius et Jacques Boonen, le prévôt de Montaigu avait grandi dans l’opinion publique, au point qu’à la mort de Corneille Jansenius il fut désigné, parle pape Urbain VIII, pour occuper le siége épiscopal d’Ypres. Il administra avec zèle et prudence ce bel évêché.

F. Vande Putte.

BOUCQUEAU (Jean-Baptiste), jurisconsulte, écrivain, né à Wavre, le 25 septembre 1747, mort le 25 juillet 1822. Après avoir fait ses humanités chez les Récollets de sa ville natale, il continua ses études à l’Université de Louvain et fut proclamé primus au concours de philosophie en 1765, triomphe qui était alors célébré pompeusement. Après avoir obtenu le bonnet de docteur en droit, il se fixa à Bruxelles, où il acquit bientôt une grande vogue; il finit même par être considéré au barreau comme un adversaire redoutable, tant il puisait habilement des ressources dans l’arsenal de la chicane. Sa réputation grandit surtout par le gain d’une cause mémorable : il s’agissait du serment de fidélité à la République, qu’on exigeait des prêtres catholiques; il prouva que la loi du 7 vendémiaire an iv, sur la police intérieure du culte, était inopérante en Belgique, vu qu’elle était antérieure à la réunion de ce pays à la République française, réunion qui ne fut décrétée que deux jours plus tard. C’est à cette occasion qu’il publia: 1° Mémoire pour les Ministres du culte catholique en la commune de Bruxelles, contre le citoyen accusateur public. 13 prairial an v. Bruxelles, in-8°. — 2° Consultation pour le citoyen De Hase, curé à Bruxelles, contre le commissaire du pouvoir exécutif près le tribunal criminel de la Dyle. Bruxelles, 1797, vol. in-8°. Il se fit également connaître, mais moins heureusement, par un ouvrage bizarre, portant pour titre : Essai sur l’application du chapitre vii du prophète Daniel à la Révolution française, ou motif nouveau de crédibilité, fourni par la Révolution française sur la divinité de l’Écriture Sainte. Bruxelles, imp. en 1802, 185 pages, avec lettre-dédicace au général Bonaparte (18 floréal an x). L’auteur prétend démontrer que la conquête de la Lombardie, la paix de Luneville et le Concordat ont été prédits par Daniel, dont les prophéties