Page:Biographie nationale de Belgique - Tome 2.djvu/457

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données biographiques précédemment publiées, mentionne vingt-huit de ses gravures, parmi lesquelles se distinguent trois estampes épisodiques, l’une représentant la Vierge-Mère avec l’Enfant Jésus et le petit saint Jean; l’autre des Cavaliers et des Dames jouant aux cartes, in-4°, sig. F. Boutats fecit; la troisième, une Scène des Métamorphoses d’Ovide, pour l’édition Banier. Les vingt-cinq autres pièces citées par Le Blanc sont des portraits; on y remarque ceux de Jean-Baptiste, de Daniel et de Léon van Heil, de Charles Emmanuel de Savoie, de Charles Gaspard, électeur de Trèves, de la reine Christine de Suède, du protecteur Olivier Cromwell, de Frédéric-Guillaume, électeur de Brandebourg, de Jean-Georges, électeur de Saxe, de Philippe le Bon, duc de Bourgogne, David Ryckaert, peintre, toutes planches in-4°; de Charles le Téméraire, du pape Alexandre VII, d’Anne-Françoise de Bruges, de l’évèque d’Anvers Marie-Ambroise Capelle, du roi de France Louis XIII, de format in-8°.

bouttats (Gérard), dessinateur et graveur au burin, né à Anvers en 1634, selon Huber et Rost, en 1630 d’après Immerzeel. Frère puîné de Frédéric, il travailla d’abord dans sa ville natale, siége de l’école de gravure belge, passa ensuite en Autriche et s’établit à Vienne, où il obtint le titre de dessinateur et graveur de l’Université. Outre les sujets de Thèses et de dévotion qu’il exécuta, Gérard Bouttats produisit beaucoup de portraits, et ses œuvres sont en majeure partie dessinées et gravées par lui-même. Parmi ses portraits on cite avec éloge : Adamus Munds, medicinæ doctor, 1657; Antoine d’Aumont, l’archiduc Charles-Joseph d’Autriche, Don Pedro, roi de Portugal, in-4°. Vera effigies.... Comitis Nicolaï-Perpetui à Zrinio, Iohannes Thomas, 1665, in-folio. — Puis la Résurrection, sig. Gerhaert Boutats sculpsit Viennæ,in-folio; le Nom de Jésus, in-4° et l’Iconographia arcus triumphalis... Leopoldo... regi... Francofurti in Roman. Imp. electo, coronato Viennam reduci à collegio mercatorum extraneorum... positi die prima octob. 1658, in-folio en hauteur.

bouttats (Gaspard), dessinateur, graveur à l’eau-forte et au burin, né à Anvers en 1625, selon Immerzeel, en 1640 d’après Huber et Rost, Bruillot, Charles Le Blanc et Chrétien Kramm; ce dernier n’ose toutefois se prononcer entre les deux dates. Mort à Anvers en 1703. Il était le frère cadet de Frédéric et de Gérard. Il grava d’après les productions de différents peintres et d’après ses propres dessins, mais travailla spécialement pour les libraires-éditeurs. Entre autres publications dont on lui doit les planches, se présente en première ligne le Théâtre des villes et forteresses des Provinces-Unies des Pays-Bas (Tooneel der steden ende sterckten van ’t Vereenight Nederlandt), quatre-vingt dix planches avec le titre frontispice, in-folio oblongo. Ces représentations topographiques furent dessinées par le peintre Jean Peeters, et gravées à l’eau-forte par G. Bouttats, demeurant près de la Bourse, à l’enseigne de Sainte Marie-Madeleine de Pazzi, à Anvers. Il exécuta aussi des planches pour un ouvrage in-folio renfermant des Vues de Jérusalem et de ses environs, dessinées également par J. Peeters, puis, pour la Description des villes, havres et isles du golfe de Venise, des villes et forteresses de la Morée... mises en lumière par J. Peeters, « en Anvers » , in-4°, onze sujets en largeur. On cite encore de Gaspard Bouttats un frontispice composé pour l’Explication des Psaumes par saint Augustin, eau-forte in-folio, sig. Gaspard. Bouttats delineavit et fecit; le Massacre des Huguenots à Paris (la Saint- Barthélemy) et l’Assassinat d’Henri IV par Ravaillac (la deuxième édition est avec une inscription espagnole), grandes pièces en travers; la Décollation du comte Nadasti, du comte Cerini et du marquis Francipani, avec leurs portraitures, grand in-folio; la Tente du Vivandier, de Ph. Wouwermans; la Bataille de Nieuburg, en 1569; la Bataille de Nivelles, en 1674, et l’Entrée du comte de Monterey dans Envers par le pont des Vaisseaux, en 1674, quatre pièces en travers. Mentionnons aussi la Mort des frères De Wit, à la Haye, en 1672; la représentation de la grande cavalcade anversoise: Ver-