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gustin au couvent de Rouge-Cloître, près de Bruxelles, et devint ensuite, en 1598, prieur de Groenendael. Il releva les ruines de ce monastère qui avait été détruit, vingt ans auparavant, par les iconoclastes et fonda à Louvain, avec Jean Peterssemius, une maison d’étude pour les religieux, de son ordre. Van Berchem mourut, plus qu’octogénaire, à Groenendael, en 1622. On conservait autrefois à la bibliothèque de ce couvent un recueil de ses sermons en quatre volumes : Sermones de tempore et Sanctis, per totum annum.

Eugène Coemans.

Sanderus, Théât. Sac. du Brabant, t. I, p. 320. Id., Chorogr. Sac. Brabant., t. II, p. 22. — Foppens, Biblioth. Belg., t. I, p. 70.

BERCHEM (Guillaume VAN), chroniqueur, originaire des provinces belges, comme son nom semble l’indiquer, florissait au xve siècle. Il est auteur d’un manuscrit, conservé à la Bibliothèque de Bourgogne, sous le n° 2356, intitulé : Wilhelmi de Berchem, chronica principum domûs Geldriæ. Il porte la date de 1487. Cette chronique n’est à proprement parler qu’une liste, ou pour mieux dire la réunion de trois listes succinctes comprenant les seigneurs, les comtes et les ducs de Gueldre, qui se sont succédé de 878 à 1477. Le manuscrit comprend cinq feuillets in-8° ; les premières lignes en font connaître l’auteur ; elles portent qu’il est dû à Guillaume de Berchem, chanoine de Nimègue. Les derniers feuillets contiennent quelques notes sur l’époque de la mort de divers personnages de la Gueldre. Les renseignements sur la vie de Guillaume van Berchem font défaut ; on rapporte cependant qu’il fut aussi curé à Nielle, dans le duché de Gueldre, et qu’il mourut en 1466. Si cette date était reconnue exacte, la chronique conservée ne peut être qu’une copie du manuscrit de Van Berchem continuée puisqu’elle s’étend jusqu’à l’année 1487. Au reste le travail ne présente qu’un intérêt secondaire au point de vue de l’histoire et on ne peut le considérer que comme un recueil de notes, devant peut-être servir à un ouvrage plus important. D’après Valère André, Vossius et autres biographes, Guillaume van Berchem a laissé plusieurs abrégés de chroniques, qu’il nous a été impossible de retrouver.

Eugène Coemans.

Catalogue des Manuscrits de la Bibliothèque de Bourgogne, III. p. 174.

BERCHEM (Henri-Antoine VAN), écrivain ecclésiastique, seigneur de Tongelaer, fils de Florent, bourgmestre d’Anvers. Ayant embrassé le jansénisme, il quitta le pays et alla s’établir à Utrecht, où il mourut le 10 janvier 1729. Il publia les ouvrages suivants : 1° Gebeden ende minne-suchten der godvreesende ende beminnende siele. Eerste deel, Brussel, 1706, in-12. Tweede deel, Brussel, 1707. — 2° Eynde, uytwerkingen ende effecten der appellen tot een generael en vry concilie. 1712, in-12, pp. 23. — 3° Vervolg van de vyftich redenen door andere in het licht gegeven tot betooch dat het Roomsch, Catholyk Gelove het eenigste is om salich te worden. Mechelen, 1726, in-12.

Ph. Blommaert.

BERCHEM (Jacques DE), musicien, né à Berchem. xvie siècle. Voir Jachet.

BERCHEM (Jean VAN), voyageur du xve siècle. Il appartenait à une riche et puissante famille de l’ancien marquisat d’Anvers. Il quitta le 7 mars 1494 son château de Boschsteyn, situé au village de Broechem, à trois lieues de cette ville, pour entreprendre le voyage de la Terre-Sainte en compagnie de deux de ses compatriotes. Il visita successivement l’Allemagne, le nord de l’Italie, Rome, Jérusalem, le Mont-Sinaï, l’Égypte, le royaume de Naples, la Sicile, la Suisse et la France. Guidé dans cette longue entreprise plutôt par un sentiment de ferveur que par la curiosité d’un touriste instruit, il nous a laissé une relation de son voyage qui, dans toutes ses parties, reflète le but qu’il avait en vue. Aussi répète-t-il toutes les erreurs, toutes les anecdotes que ses devanciers avaient accréditées sur ces contrées lointaines. Toutefois, cette relation, vu l’époque où elle a été écrite, ne manque pas d’un certain intérêt. Ainsi, par exemple, il est un des rares voyageurs du temps qui parlent des pyramides d’Égypte. « Le 20 septembre 1494, dit-il, nous arrivâmes à la montagne de Pharaon qui est merveilleusement haute. Elle