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CHAPITRE X.


Chambre nouvelle. — M. Odilon-Barrot et M. Mauguin. — Préoccupations de la France : événements extérieurs. — Comment la France pouvait intervenir en Pologne. — Victoires de Dwernicki. — Skrzynecki nommé généralissime : choix funeste. — Combats de Waver et de Dembewilkie ; bataille d’Iganie. — Invasion du choléra ; envoi de médecins français en Pologne. — L’Europe épouvantée. — L’Autriche viole le principe de non-intervention : Dwernicki désarmé. — Mouvements des armées russe et polonaise ; bataille d’Ostrolenka. — Arrivée d’Orloff au camp de Puitnsk ; mort subite de Diebitch. — Mort de Constantin. — Rumeurs. — La princesse de Lowicz. — Un couronnement à Moscou. — La France insultée par Don Miguei ; expédition du Tage. — L’amiral Roussin. — Histoire de la Conférence de Londres.


Parmi les hommes nouveaux que semblait appeler à la tribune la session qui allait s’ouvrir, on remarquait : le général Lamarque, orateur méridional, dont la parole vive, abondante, colorée, se ressentait toujours du ressouvenir des batailles et des réminiscences de l’antique, homme d’état d’une mince portée, mais représentant chaleureux de ce militarisme impérial dont le patriotisme était resté monarchique par l’habitude de la discipline ; M. François Arago, si célèbre dans les annales de la science, et dont le nom avait tant de retentissement en Europe ; M. Duvergier de Hauranne, appartenant à cette famille d’où était sorti le fondateur de Port-