Page:Blanc - Histoire de dix ans, tome 3.djvu/427

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CHAPITRE IX.


Politique extérieure. — Question des forteresses belges ; la France humiliée par l’Angleterre. — Résistance fondée de Guillaume au traité des 24 articles. — Politique de l’Angleterre, de la Russie, de la Prusse et de l’Autriche. — Échange des ratifications ; ratifications sous réserve ; indignation des Belges. — Étrange et honteuse complication d’intrigues. — La France s’armant pour faire prévaloir un traité dirigé contre elle. — Les ministres du 11 octobre en opposition avec le roi ; mot de M. de Talleyrand. — L’armée française à la Frontière ; perfidie du cabinet de Saint-James ; mot du duc de Wellington. — Le maréchal Gérard fait un voyage à Paris ; il offre sa démission ; pourquoi ; causes secrètes de son retour au quartier-général. — Convention du 22 octobre. — Les Français entrent en Belgique. — Exclusion injurieuse dont la diplomatie frappe les Belges ; motifs de cette exclusion, tous puisés dans la haine des Puissances contre nous. — Le cabinet des Tuileries consent à l’exclusion des Belges et les menace ; malheurs qui en résultent. — Siège et prise d’Anvers. — Admirable conduite de l’armée française ; service important rendu à la France par le maréchal Gérard. — Résumé de l’histoire de la Conférence.


Déchirée au dedans, la France était devenue au dehors le jouet de la diplomatie. Aidée de M. de Talleyrand, la Conférence de Londres poursuivait contre nous l’œuvre de défiance et de haine qui, depuis deux ans, absorbait toute son activité. Pour reprendre le fil de ces funestes intrigues, il importe de remonter un peu le cours des événements.

Le 25 juillet 1831, le roi des Français, en ouvrant la session, avait annoncé aux chambres, du