Page:Blanqui - Cours d’économie industrielle 1837-1838.djvu/101

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n’eût été adopté dans la Saintonge, on y brûlait moins de vin, on y faisait moins d’eau-de-vie que maintenant, et elle était de qualité très inférieure ; par suite de ce perfectionnement on fait plus et mieux ; on vend plus facilement, avec de plus grands avantages, et en plus grande quantité.

Passez dans le Nord, et voyez les progrès qu’a faits la culture des plantes oléagineuses depuis que les moyens d’extraction ont été perfectionnés, et que l’on retire plus d’huile de la même quantité de matière, grâce aux presses hydrauliques etc.

Partout où l’industrie du mécanicien se développe, toutes les autres industries sont en voie de prospérité, ainsi qu’il est facile de s’en convaincre en comparant les pays les plus riches à ceux qui le sont moins. Prenez par exemple la Creuse où il n’y a pas de machines, et la Seine-Inférieure où il y en a de tant de sortes ; où en est l’agriculture dans ces deux départements ? Est-elle plus avancée dans le Limousin que dans la Normandie et les habitants comment sont-ils meublés, habillés et nourris dans ces deux provinces de la France ? Ne remarquez-vous pas la même aisance générale, chez l’ouvrier des fabriques comme chez le cultivateur, en Flandres, dans l’Artois, en Alsace, dans les Vosges ?

Matériellement donc, les machines n’ont pas les inconvénients qu’on leur attribue, voyons si les reproches d’immoralité qu’on leur adresse sont mieux fondés.

Nous avons vu déjà qu’elles avaient arraché l’homme à l’exploitation brutale dont il était l’ob-