Page:Block - Dictionnaire général de la politique, tome 2.djvu/177

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Les Fatimides d’y~e.de 908 à 1171. Pendant ce temps s’était formée en Afrique une nouvelle dynastie de khalifes de la famille d’Ali, qui prit le nom de Fatimides. Obeïd Allaeh, le premier de cette dynastie, s’empara en 908 de la ville de Caïrowan et prit le titre de khalife ; il fonda la ville de Mebdia, où lui et ses trois premiers successeurs tinrent leur cour. Le dernier de ceux-ci, MpïKiidin-AIlah, fit, en 912, la conquête de l’Egypte et transporta le siège de son gouvernement an Caire, où ses descendants contin’iérent à résider. Peu à peu ces khalifes perdirent touteinfluence politique et ne gardèrent que la qualité d’t’mam, le pouvoir étant entièrement entre les mains de leurs vizirs. A la mort d’Adhid, quatorzième et dernier khalife de cette famille, Saladin, qui s’était emparé de l’Egypte, éteignit ce khalifat et y rétablit l’autorité spirituelle des Abbassides de Bagdad, en 1171.

Les ~mo/«K~M de Jfafoc, de 1130 à 1269. Cette famille était de race berbère ; le premier de ces princes, Abdoul Moumen, s’était emparé de Maroc, et se déclara khalife sous le prétexte qu’un prétendu prophète, qui se donnait le titre de Mahdi et se disait descendant d’AIi, lui avait cédé ses droits. Ses descendants s’emparèrent d’une grande partie du nord de l’Afrique et de l’Espagne et continuèrent à porter le nom de khalifes jusqu’en 1269, où le dernier de la dynastie, Abou Debbous, fut mis à mort par les Mérinides, dynastie qui se formait alors, mais qui ne prétendait pas an khalifat.

Les Almohades Fc~t~ de 1229 à 1534. Le gouverneur almoliade de Tunis, Abou Zaccariah, se révolta en 1229 contre son maître, le khalife de Maroc, et fonda une dynastie qui prit aussi le titre de khalife, et portait le nom de Hafsides. Cette famille acquit un pouvoir considérable et continua à régner à Tunis, jusque versi’année 1434, ou Khaïreddin (Barberousse) s’empara de lenrsÉtats qu’il soumit au pouvuir des Turcs.

Les Abbassides d’Égypte, de 1261 à 1517. Lorsque Houlagou eut détruit, en 1258, les restes du khalifat de Bagdad et fait tuer le dernier khalife abbasside d’Orient, le sultan d’Egypte, Baibars, fit venir, en 1261, pour donner un soutien à son gouvernement, un membre de la famille des Abbassides qui avait échappé au massacre de Bagdad et s’était réfugié chez les Bédouins. Ce prince s’appelait Aboul Kasim Abmed ; il fut reçu avec grande pompe comme khalife, le sultan lui jura adélitê et le nouveau khalife lui donna l’investiture de tous ses États. Les Abbassides d’Égypte eurent donc seulement la qualité d’imam et non pas celle de sultan, mais ce rétablissement du khalifat servit à rendre au monde musulman un lien d’unité et a beaucoup contribué à faire durer la domination des sultans d’Égypte. La position de cette dynastie de khalifes resta toujours faible au milieu des désordres et de la violence des chefs militaires qui ne cessaient pas de se disputer le trône d’Egypte, et qui respectaient ou maltraitaient )e khalife régnant selon leur disposition ou leurs intérêts. Mais la dignité resta dans la famille des Abbassides jusqu’en 1517, où Sélim s’empara du Caire, emmena le khalife Muttewakhil avec lui Constantinople, se Bt céder par lui ses droits an khalifat et le détint dans une forteresse. Les khalifes o~oMOM~de l’an t5t7jusqu’aujourd’hui. Depuis ce temps les sultans de

Constantinople ont gardé )e titre et les prérogatives de khalifes, et quoique cette dignité ne se montre pas souvent aux yeux des Européens, elle n’en est pas moins un élément de puissance pour les sultans, auxquels elle donne la suprématie spirituelle, reconnue par tous les peuples musulmans, à l’exception des Persans, et le tih’e de chef des Croyants qu’il porte de sa qualité de khalife, fait respecter le nom de sultan partout où il y a une population orthodoxe musulmane, depuis le Sénégal jusqu’en Chine.

Les Arabes ont beaucoup écrit sur la position légale et politique du khalifat ; ces traités spéciaux ne sont pas traduits, mais on trouvera beaucoup de détails sur cette matière dans le premier et le second volume des Prolégomènes <f/&K-X/<aHoM~ traduits par M. de Slane. Paris, 1852. !n-4". JcLEsMoHL.

KHAN. Titre des souverains mongols et tartares depuis Gengis-Khan. Depuis lors ce titre est devenn de plus en plus commun et on l’attribue volontiers, dans le centre de l’Asie, à des chefs puissants et jusqu’à des gouverneurs.

!) est devenu à peu près l’équivalent 

de Bey. (Voy.) Sa signification est seigneur ou prince. On trouve en Perse aussi Khakhan pour Khan des Khans, et 11-Khan ou grandkhan. KNOWNOTHING, qu’on pent traduire par Ignorantins, a été de 1840 à )860 le nom d’un parti assez puissant aux États-Unis, dont la doctrine n’a jamais été bien dénnie.Les Knownothing se distinguaient par la haine de l’étranger, ou plutôt des Américains d’origine étrangère auxquels ils attribuaient une influence nuisible sur la Constitution des ÉtatsUnis..<e parti parait se dissoudre depuis la guerre de sécession.

ERIEGSBEREITSCHAFT. Mot allemand qui signiBe littéralement être prêt pour la guerre. Il a été inventé lors de la guerre d’Italie en 1859 et parait dépassernn peu la situation dite neutralité armée, sans être encore arrivée à la mobilisation.