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XXII

LA TAIE D’ARGENT


à Alcide Guérin
celui de mes contes que je préfère.


— Ayez pitié d’un pauvre clairvoyant, s’il vous plaît !

Histoire des plus banales. Il avait eu le malheur d’être atteint de clairvoyance à la suite d’une catastrophe épouvantable dans laquelle un grand nombre d’honnêtes gens avaient succombé.

C’était, je crois, une déconfiture de chemin de fer, à moins que ce ne fût un naufrage, un incendie ou un tremblement de terre. On n’a jamais pu savoir. Il n’en parlait pas volontiers et, quelles que fussent