Page:Bloy - Je m'accuse, La Maison d'Art, 1900.djvu/131

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.




20. — Passé la journée à lire en partie la collection des numéros de la Croix relatifs à l’Affaire. Tristesse et dégoût horribles. Je ne sais ce qui me révolte le plus, de la vilenie incomparable de ces religieux-larbins, toujours du côté de celui qu’ils jugent le plus fort — ou de l’étonnante bassesse de leurs pensées.

Oh ! cet esprit de séminaristes, ne sortant jamais des niaiseries honteuses d’une puérilité épouvantable, sinon pour se dilater aux plaisanteries excrémentielles qui ont, à leurs yeux, cet avantage de ne pas blesser « la sainte vertu ».

Certes ! les turpitudes bordelières d’Émile sont délicates, madrigalesques, rafraîchissantes, liliales, virginales, en comparaison.

Des ecclésiastiques, d’ailleurs corrects, on veut le croire, qui repoussent avec indignation, avec horreur, un roman de Balzac et qui expurgeraient Ézéchiel, ne se croient pas impurs en se prêtant à des histoires de pots de chambre ou en parlant, avec quelle finesse ! du « trou de balle » !!! de Me Labori. (La