Page:Bloy - Je m'accuse, La Maison d'Art, 1900.djvu/157

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quer les assemblages de mots, si stupides autrement, tels que : « la foi en la vie… la victoire de la vie, … la religion de la Vie… les héros de la vie, … la vie exigeant l’héroïsme, … l’insatiable vie qui veut qu’on lui donne tout », … et, pour terminer, « la cité de paix, de vérité et de justice, c’est-à-dire « le règne uniquement désirable de la Vie souveraine, maîtresse enfin du temps et de l’espace »…

Remplacez le mot « vie » par le Nom terrible, in quo omne genu flectatur cœlestium, terrestrium et infernorum, et voyez si ce n’est pas à faire peur !…

On m’a raconté qu’un belge, extrêmement emballé par les œuvres du Crétin, résolut, un jour, de le voir.

Incapable de se contenir, il vole à Paris, puis à Médan, et, sur le point de sonner à la grille de cette maison disgracieuse qui ressemble à un roman de la série, il s’avise tout à coup d’un homme grave, en bretelles, et au front austère sillonné de plis innombrables,… en train de vomir du haut d’une fenêtre ou d’un balcon.