Page:Bloy - Je m'accuse, La Maison d'Art, 1900.djvu/174

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ques, probablement aussi quelques autres détails, inintelligibles aussi longtemps qu’on ignore les intentions de cet exégète qui sait à peine lire, dont l’ignorance est infinie et qui comprend le Texte sacré comme une vache italienne peut comprendre l’Oraison Dominicale.

Il serait évidemment sans intérêt de constater, une fois de plus, l’impiété parfaite et, si j’ose dire, la mauvaise foi dans l’impiété, d’un scribe de bas étage dont chaque ligne est saturée, à son insu, des formes chrétiennes qu’on lui inculqua dans sa misérable enfance première, et qui ose « parler de l’exécrable cauchemar du Catholicisme » !

Avant d’exhaler à propos du capitaine « martyr », l’indignation sans éloquence d’un paralytique ; avant de baver, contre tel ou tel soldat, des accusations de mensonge, de banditisme ou de forfaiture ; ne pense-t-on pas que ce justicier de la garde-robe, ce chevalier de l’évacuation se devait auparavant disculper lui-même des calomnies honteuses de son lâche roman sur Lourdes et