Page:Bloy - Je m'accuse, La Maison d'Art, 1900.djvu/18

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parler, encore une fois, de M. Zola, fût-ce pour m’aplatir, comme une punaise, devant la majesté de ce receveur.

Depuis environ deux ans qu’on annonça Lourdes, j’avais empilé chez moi de vieux journaux mentionnant diverses palabres du pontife, dont j’espérais une grande lumière. Hélas !

« Je me demande parfois, avec une certaine anxiété, — disait, un jour, à ses chers étudiants, le révélateur de la Religion du Travail, — je me demande ce que deviendra mon œuvre entre les mains des jeunes hommes que je sens monter derrière moi ». La réponse est trop facile.

Mes documents, je le prévois, iront indubitablement aux latrines, en compagnie du bouquin de Lourdes lui-même, et je veux bien qu’on me fasse bouillir le derrière si je leur trouve un plus pertinent emploi.

Le cerveau du père des Rougon-Macquart, quel que soit son tonnage, ne contient pas une grande variété de marchandises. Quand on a lu cent lignes de ce négociant littéraire, on a tout lu, et l’écrasante masse de son der-